« Ma présence au Salon du livre de l’Éducation de Charleroi en Belgique est maintenant confirmée officiellement », nous a déclaré Francine Bélair, une auteure québécoise qui a publié à de nombreuses reprises chez Chenelière Éducation. Madame Bélair s’est dite fort heureuse de répondre à l’invitation du Salon comme elle l’avait fait à Namur en 2011 pour quelques apparitions publiques lors de cet important événement annuel.

Le Salon du livre de l’Éducation aura lieu du 15 au 19 octobre 2015 à Charleroi et présentera, entre autres, les plus récentes publications et innovations en éducation. C’est dans ce contexte que seront offertes les interventions de madame Bélair.

« Créer un climat de classe de qualité, le titre de son exposé est véritablement chose possible », a-t-elle poursuivi en relatant de nombreuses expériences vécues avec les enseignants, les directions d’écoles et les apprenants au cours des années… » « C’est possible et réalisable pour peu qu’on sache ce que recherche l’apprenant », de dire avec conviction l’auteur de Ma Classe-Qualité et Ma Classe-Qualité au secondaire. Ce sont les relations que les enseignants développent avec leurs élèves qui influent le plus sur les objectifs de ceux-ci, leur socialisation, leur motivation et leurs résultats scolaires. En d’autres mots : « À quoi servent toutes les stratégies cognitives et métacognitives du monde si la personne n’a pas trouvé les moyens d’entrer en relation avec elle-même et avec les autres? » En effet, on peut très bien instruire et même former quelqu’un sans le connaître, mais on ne peut, en aucune façon, éduquer quelqu’un qu’on ne connaît pas. Là se situe le problème et là aussi réside la solution. Comment réussir à connaître chacun des apprenants en une année et dans le cadre rigoureux de l’enseignement?

Sa plus récente publication intitulée « Donner le goût d’apprendre ensemble » est désormais un incontournable pour toute personne travaillant ou s’intéressant au monde de l’éducation. Les interventions prévues en octobre sont d’ailleurs inspirées largement de cet « outil » auquel elle a travaillé près de deux ans et qui constitue une source intarissable d’informations et de moyens pour mener à l’établissement d’un climat de classe de qualité.

La conférence que présentera Francine est inspirée de la philosophie de la Théorie du ChoixMD et de sa propre pratique auprès de milliers d’enseignants. L’approche est à présent largement répandue dans les commissions scolaires et les écoles au Québec notamment.

« La principale qualité de la Théorie du ChoixMD », de préciser Francine « est d’offrir aux enseignants, professionnels et administrations scolaires de tous les niveaux, des outils pratiques de gestion de classe et d’animation et d’intervention de groupe »… « Tous ces outils inspirés directement de cette approche humaniste convergent invariablement et unanimement vers l’apport d’une aide concrète auprès de l’apprenant sur le plan de la relation éducative, un absolu en éducation ». La gestion de classe se transforme en relation de confiance. Et, c’est grâce à cette relation que l’apprenant peut et choisit de se mettre à la tâche. La capacité de créer un lien avec l’apprenant, cependant, demande beaucoup d’investissement de la part de l’adulte, de l’enseignant, de la direction.

« Nous aurions tort de croire que le climat scolaire ne concerne que les élèves! » vous dira madame Bélair, « ce concept doit inclure tous les membres de la communauté scolaire. »

Commentant les bienfaits de cette approche, elle a ajouté « c’est cette relation éducative que nous devons toutes et tous travailler à construire dans nos écoles parce qu’elle est difficile à créer et qu’elle est trop souvent négligée en raison particulièrement de la taille des écoles modernes et de l’anonymat des élèves qui les fréquentent »… Crée un climat scolaire positif, c’est établir et maintenir un lien signifiant avec les élèves. Cela veut dire reconnaître la personne humaine derrière chaque élève, admettre que cette personne a des besoins, des images et des perceptions bien à elle et qu’elle dispose de tout un système de comportements pour « réaliser » ses images. Cela demande beaucoup d’habileté et de doigté de la part de l’enseignant, qui doit être d’une approche bienveillante.

Transformer une vingtaine ou une trentaine d’individus regroupés pour l’année scolaire en un véritable groupe-classe, voire en une communauté d’apprenants, n’est pas une tâche facile. C’est pourquoi, un peu, à la manière d’une boîte à outils, Francine expliquera que les habiletés sociales favorisent l’apprentissage académique, qu’en créant un climat positif s’ensuit une réduction du stress permettant ainsi de meilleures habiletés cognitives, créatives et même une amélioration de la mémoire, qu’offrir une gestion de classe participative permet aux apprenants de développer leur intelligence pratique.

Voilà donc une rencontre qui promet d’être des plus intéressante, des plus stimulante à laquelle les responsables du Salon convient toutes les personnes désireuses de créer un climat scolaire de qualité.

En terminant, Madame Bélair n’a pas manqué de saluer la détermination de Laurent Brasseur de Pirouettes Éditions à qui revient le mérite d’avoir orchestré sa venue en Belgique. Son entreprise distribue notamment les publications de Chenelière Éducation dans les pays francophones en Europe.