Communiqués

24Fév 2016

Un grand nombre d’entre nous arguent que, pour créer un climat scolaire positif, il faut d’abord que les apprenants soient motivés à apprendre. Malheureusement plusieurs enseignants, de bons enseignants ont l’impression de « partir au front » chaque jour devant des élèves démotivés. Ils s’accrochent pourtant malgré le désespoir qui les frappe de plein fouet presque quotidiennement. Ils cherchent désespérément l’étincelle de la motivation.

S’il est vrai qu’au préscolaire et au premier cycle du primaire la plupart des élèves se présentent avec une volonté d’apprendre à lire, à écrire et à compter, cette motivation s’effrite au gré de leurs expériences plus ou moins positives. Et quand, ils n’ont plus la volonté d’apprendre, celle-ci se change en volonté de s’éloigner de la classe. Elle s’exprime parfois passivement; l’élève devient inattentif, fait peu d’efforts, prend du temps pour se mettre à la tâche, fait autre chose que le travail demandé, oublie les consignes… Elle s’exprime aussi activement : l’élève proteste, refuse carrément de s’engager, revient sans arrêt sur le « pourquoi », perturbe la classe, affronte l’enseignant… Pas étonnant que le climat scolaire se dégrade rapidement, tout aussi rapidement que la motivation chez l’apprenant et le découragement chez les enseignants!

« Créer un climat de classe de qualité [1]» souligne que nous ne pouvons contrôler la motivation intrinsèque de l’apprenant, mais que nous pouvons, cependant, travailler à l’amélioration du climat scolaire qui, lui, aura une incidence sur sa motivation.

Qui a la responsabilité de créer et maintenir un climat scolaire positif? Tout un chacun bien entendu, mais surtout les adultes qui se doivent de porter une attention toute particulière aux besoins des élèves tout en prenant soin de leurs propres besoins. Une attention qui ne soit pas possession, qui ne demande aucune gratification personnelle. C’est une manière d’être qui manifeste simplement : « Je vous porte attention. » et non « Je vous porte attention À CONDITION que vous vous comportiez de telle ou telle manière. » [2]

La conférence intitulée « Créer un climat de classe de qualité » démontre que c’est possible et réalisable pour peu qu’on sache ce que recherche l’apprenant. Nous savons, maintenant, que ce sont les relations que les enseignants développent avec leurs élèves qui influent le plus sur les objectifs de ceux-ci, leur socialisation, leur motivation et leurs résultats scolaires. À quoi servent toutes les stratégies cognitives et métacognitives du monde si la personne n’a pas trouvé les moyens d’entrer en relation avec elle-même et avec les autres? En effet, on peut très bien instruire et même former quelqu’un sans le connaître, mais on ne peut, en aucune façon, éduquer quelqu’un qu’on ne connaît pas. Là se situe le problème et là aussi réside la solution. Comment réussir à connaître chacun des apprenants en une année et dans le cadre rigoureux de l’enseignement? Boris Cyrulnik parle abondamment de l’impact affectif de l’enseignant envers l’apprenant et souligne judicieusement qu’il ne faut jamais oublier que l’intelligence est incroyablement plastique, qu’un élève difficile peut devenir bon en l’espace de quelques mois quand il est dans un milieu sécure où ses besoins psychologiques sont satisfaits.

« Créer un climat de classe de qualité » est inspirée de la philosophie de la Théorie du ChoixMD, une intervention très répandue au Québec (Canada). La conférence offrira aux participants, enseignants, professionnels et administrations scolaires de tous les niveaux, des outils pratiques de gestion de classe, d’animation et d’intervention de groupe. La conférence abordera, un peu, à la manière d’une boîte à outils comment développer les habiletés sociales des élèves pour favoriser leur apprentissage académique, comment créer un climat positif pour réduire le stress et permettre ainsi de meilleures habiletés cognitives, créatives et même améliorer la mémoire des apprenants, comment mettre en place une gestion de classe participative pour permettre aux apprenants de développer leur intelligence pratique. Comment transformer le quotidien d’une gestion de classe en relation de confiance. Et c’est grâce à cette relation que l’apprenant peut et choisit de se mettre à la tâche. La capacité de créer un lien avec l’apprenant, cependant, demande beaucoup d’investissement de la part de l’adulte, de l’enseignant et de la direction.

« Créer un climat de classe de qualité » n’est pas restreint aux élèves, ce concept doit inclure tous les membres de la communauté scolaire. Chacun cherche à se sentir en sécurité, à avoir des relations interpersonnelles harmonieuses avec les collègues, les parents et la communauté. La qualité du leadership directionnel est déterminante pour que tous les membres du personnel puissent consacrer leurs efforts à maintenir un climat positif et une ambiance chaleureuse avec les apprenants.

Créer un climat scolaire positif, c’est établir et maintenir un lien signifiant avec les élèves et avec les adultes! Cela veut dire reconnaître la personne humaine derrière chaque individu, admettre que cette personne a des besoins, des images et des perceptions bien à elle et qu’elle dispose de tout un système de comportement pour « réaliser » ses images. Dans cet espace relationnel avec l’Autre, nous ne pouvons nous contenter d’un accueil bienveillant. « Créer un climat de classe de qualité » nécessite l’art de questionner, se questionner et questionner l’apprenant. C’est là aussi une différence avec l’approche humaniste plus traditionnelle. Bien entendu, si l’écoute est primordiale, l’art de poser des questions l’est tout autant. La réflexion se veut précise, parfois incisive sans jugement ni condescendance et surtout sans complaisance.

Au plaisir de vous rencontrer.

[1] Francine BÉLAIR, Donner le goût d’apprendre ensemble, Créer un climat de classe de qualité, Chenelière Éducation, Montréal, 2015

[2] Carl ROGERS : Le développement de la personne ,Dunod, Paris, 1966 p. 204

31Déc 2015

J’ai hésité, un peu, avant d’écrire mes vœux. Trop facilement, je souhaite la santé alléguant que celle-ci est primordiale, je n’en suis plus aussi certaine. Je connais, hélas, bien des gens en bonne santé et qui sont terriblement malheureux, l’inverse est vrai également. J’ai aussi l’habitude de souhaiter la paix, et ce, particulièrement en ces moments sombres et troubles.

Aujourd’hui, je vous souhaite d’être en paix. En paix avec vous, avec vos valeurs, vos émotions qui se bousculent, vos pensées parfois négatives, et vos actions dont vous regretter, à l’occasion, les effets indésirables.
Je vous souhaite d’être en paix avec ceux qui vous entourent, et ceux qui sont loin. Je vous souhaite de recréer cette connectivité avec quelqu’un qui vous a échappé depuis quelque temps. Je vous souhaite de faire le premier pas envers ceux qui refusent de le faire.

Je vous souhaite d’être à l’écoute, en toute ouverture, sans chercher de solutions ou d’explications. Je vous souhaite de prendre le temps de dire merci aux plus petits gestes de gentillesse ou d’attention. Je vous souhaite d’être capable de dire « j’ai besoin d’aide ».

Je vous souhaite de conjuguer le plaisir au présent, et non de le regretter au passé ou de l’espérer au futur.

Je vous souhaite d’accepter que vos choix entraînent inexorablement des rebonds, des pertes ainsi que des gains.

Et par-dessus tout, je vous souhaite d’être encore longtemps présent dans ma vie!

Francine

22Sep 2015

« Ma présence au Salon du livre de l’Éducation de Charleroi en Belgique est maintenant confirmée officiellement », nous a déclaré Francine Bélair, une auteure québécoise qui a publié à de nombreuses reprises chez Chenelière Éducation. Madame Bélair s’est dite fort heureuse de répondre à l’invitation du Salon comme elle l’avait fait à Namur en 2011 pour quelques apparitions publiques lors de cet important événement annuel.

Le Salon du livre de l’Éducation aura lieu du 15 au 19 octobre 2015 à Charleroi et présentera, entre autres, les plus récentes publications et innovations en éducation. C’est dans ce contexte que seront offertes les interventions de madame Bélair.

« Créer un climat de classe de qualité, le titre de son exposé est véritablement chose possible », a-t-elle poursuivi en relatant de nombreuses expériences vécues avec les enseignants, les directions d’écoles et les apprenants au cours des années… » « C’est possible et réalisable pour peu qu’on sache ce que recherche l’apprenant », de dire avec conviction l’auteur de Ma Classe-Qualité et Ma Classe-Qualité au secondaire. Ce sont les relations que les enseignants développent avec leurs élèves qui influent le plus sur les objectifs de ceux-ci, leur socialisation, leur motivation et leurs résultats scolaires. En d’autres mots : « À quoi servent toutes les stratégies cognitives et métacognitives du monde si la personne n’a pas trouvé les moyens d’entrer en relation avec elle-même et avec les autres? » En effet, on peut très bien instruire et même former quelqu’un sans le connaître, mais on ne peut, en aucune façon, éduquer quelqu’un qu’on ne connaît pas. Là se situe le problème et là aussi réside la solution. Comment réussir à connaître chacun des apprenants en une année et dans le cadre rigoureux de l’enseignement?

Sa plus récente publication intitulée « Donner le goût d’apprendre ensemble » est désormais un incontournable pour toute personne travaillant ou s’intéressant au monde de l’éducation. Les interventions prévues en octobre sont d’ailleurs inspirées largement de cet « outil » auquel elle a travaillé près de deux ans et qui constitue une source intarissable d’informations et de moyens pour mener à l’établissement d’un climat de classe de qualité.

La conférence que présentera Francine est inspirée de la philosophie de la Théorie du ChoixMD et de sa propre pratique auprès de milliers d’enseignants. L’approche est à présent largement répandue dans les commissions scolaires et les écoles au Québec notamment.

« La principale qualité de la Théorie du ChoixMD », de préciser Francine « est d’offrir aux enseignants, professionnels et administrations scolaires de tous les niveaux, des outils pratiques de gestion de classe et d’animation et d’intervention de groupe »… « Tous ces outils inspirés directement de cette approche humaniste convergent invariablement et unanimement vers l’apport d’une aide concrète auprès de l’apprenant sur le plan de la relation éducative, un absolu en éducation ». La gestion de classe se transforme en relation de confiance. Et, c’est grâce à cette relation que l’apprenant peut et choisit de se mettre à la tâche. La capacité de créer un lien avec l’apprenant, cependant, demande beaucoup d’investissement de la part de l’adulte, de l’enseignant, de la direction.

« Nous aurions tort de croire que le climat scolaire ne concerne que les élèves! » vous dira madame Bélair, « ce concept doit inclure tous les membres de la communauté scolaire. »

Commentant les bienfaits de cette approche, elle a ajouté « c’est cette relation éducative que nous devons toutes et tous travailler à construire dans nos écoles parce qu’elle est difficile à créer et qu’elle est trop souvent négligée en raison particulièrement de la taille des écoles modernes et de l’anonymat des élèves qui les fréquentent »… Crée un climat scolaire positif, c’est établir et maintenir un lien signifiant avec les élèves. Cela veut dire reconnaître la personne humaine derrière chaque élève, admettre que cette personne a des besoins, des images et des perceptions bien à elle et qu’elle dispose de tout un système de comportements pour « réaliser » ses images. Cela demande beaucoup d’habileté et de doigté de la part de l’enseignant, qui doit être d’une approche bienveillante.

Transformer une vingtaine ou une trentaine d’individus regroupés pour l’année scolaire en un véritable groupe-classe, voire en une communauté d’apprenants, n’est pas une tâche facile. C’est pourquoi, un peu, à la manière d’une boîte à outils, Francine expliquera que les habiletés sociales favorisent l’apprentissage académique, qu’en créant un climat positif s’ensuit une réduction du stress permettant ainsi de meilleures habiletés cognitives, créatives et même une amélioration de la mémoire, qu’offrir une gestion de classe participative permet aux apprenants de développer leur intelligence pratique.

Voilà donc une rencontre qui promet d’être des plus intéressante, des plus stimulante à laquelle les responsables du Salon convient toutes les personnes désireuses de créer un climat scolaire de qualité.

En terminant, Madame Bélair n’a pas manqué de saluer la détermination de Laurent Brasseur de Pirouettes Éditions à qui revient le mérite d’avoir orchestré sa venue en Belgique. Son entreprise distribue notamment les publications de Chenelière Éducation dans les pays francophones en Europe.

08Juil 2015

Depuis quelque temps je m’interroge sur ces trois petits mots, qui, à priori, sont positifs. Merci la vie est toujours accompagné d’un évènement positif parfois extraordinaire et, parfois tout simplement empreint d’une gratitude envers un petit geste, un sourire ou le moment présent. J’entends le soupir de contentement, je vois le sourire et le pétillement des yeux à l’énonciation du fameux Merci la vie!

La gratitude est une valeur oubliée, un sentiment un peu désuet, tout au plus un geste de politesse pour dire merci! Merci pour le cadeau, merci pour ta gentillesse, merci de m’avoir rendu service.

Il est vrai que trop souvent nous ne prêtons attention qu’aux éléments négatifs de la vie, trop souvent nous ressassons ces petits malaises, ces déceptions, ces angoisses qui nous assaillent. Nous reconnaissons le signal de frustration bien plus facilement que notre signal de satisfaction. Trop souvent, nous oublions de célébrer les bonheurs, petits et grands, de notre quotidien. Alors, quand dans les réseaux sociaux quelqu’un prend le temps d’écrire Merci la vie, une petite étincelle de bonheur partagée avec l’univers réchauffe nos cœurs. Ces petits moments de gratitude témoignent de la reconnaissance pour un service, un bienfait reçu ou, tout simplement, il exprime un geste affectueux envers celui ou celle qui a été notre bienfaiteur.

Merci la vie pour le cadeau?
Merci la vie pour la gentillesse?
Merci la vie pour m’avoir rendu service?

Et que répond la vie? Cela m’a fait plaisir? De rien, tout le plaisir fut pour moi? Non, la vie ne répond pas, parce qu’elle n’a rien fait pour vous. Elle s’est contentée d’être la vie, ni plus, ni moins avec son lot d’injustices et de surprises. Ce n’est pas le fruit du hasard si ces bonnes choses vous arrivent. Vous avez très certainement travaillé en souhaitant ce résultat. Cette croyance que la vie choisit de nous faire du bien est limitative et parfois paralysante. Si la vie décide pour nous, si la vie nous contrôle comment pourrions-nous alors exercer des choix différents puisque la vie détermine notre sort, notre destinée? Est-ce bien le cas? Est-ce ainsi que nous voulons percevoir nos choix, nos décisions, notre détermination, nos efforts? Quand vous êtes-vous dit Merci Stéphanie d’avoir travaillé aussi fort? Merci Rachel d’avoir eu le courage d’outrepasser mes peurs? Merci d’avoir accepté de prendre ce risque? Merci Michel de m’être accroché, d’avoir persévéré?

Certes, avoir une attitude de gratitude envers la vie est excellent. La reconnaître et la signifier doit être cultivée, voir enseignée. Si votre cœur se gonfle de joie d’un rayon de soleil à travers de sombres nuages. Si un sourire s’étire à la vue d’une goutte de rosée au petit matin. Si une poignée de main d’un ami vous rassure. Profitez de ces instants de plénitudes, goûtez ce nectar de satisfaction, humez ces moments de pur bonheur et dites merci à votre capacité d’être là, d’être présent et surtout d’en prendre conscience.

Quand commencerez-vous à avoir de la gratitude envers vous-même?

12Mar 2015

Plus que quelques places de disponibles pour la formation du 22 au 24 avril en Théorie du ChoixMD. Réservez la vôtre dès maintenant.

mer16mar - 18mar 169 h 00 minmar 18Formation de base en TC™ à Montréal !9 h 00 min - 16 h 30 min (18) MontréalOrganisé par: Réalité Thérapie Pro-Action inc.
12Mar 2015

Je suis régulièrement invitée par les établissements scolaires à aborder la thématique de l’intimidation. Contrairement à ce que l’on entend généralement dans les médias et ailleurs je considère que la problématique de l’intimidation ne peut-être abordée sans que ne soit considéré l’intimidateur. Aussi, j’ai créé à partir des fondements de la Théorie du ChoixMD et mes différentes publications, une conférence qui récolte beaucoup d’intérêts depuis maintenant plus d’un an. Si l’organisation d’une causerie, conférence ou formation vous intéresse, je joins ci-après les grandes orientations de son contenu. La présentation peut être offerte à des groupes de toutes tailles.

francine-intimidation

Et si l’intimidation était une solution?

Bienfondé :

Nous savons que l’intimidation est un phénomène complexe et que nous devons aller plus loin que l’acte haineux de l’agresseur à l’endroit de sa victime sans protection. Il est donc important de comprendre et intervenir auprès de cette dyade empoisonnée, aider non seulement la victime, mais également l’intimidateur.

Objectifs :

Être en mesure d’établir les actions cruciales pour la prévention, la protection, le suivi et le soutien auprès de la victime, ainsi que le soutien et le suivi auprès de l’intimidateur (ce dont on parle trop peu). Favoriser la cohérence des interventions des équipes-écoles en regard de la violence. Éduquer les intimidateurs sur les limites à respecter et les comportements acceptables.

Clientèle visée :

  • Les directions d’établissements (éducation générale, formation aux adultes et formation professionnelle et technique).
  • Les enseignants.
  • Le personnel professionnel non enseignant.

Contenu

  • Comprendre les motivations et la logique de l’intimidateur.
  • Comprendre les besoins de l’intimidé.
  • Créer un lien de confiance avec l’intimidateur.
  • Apprendre à écouter ce que l’intimidateur et l’intimidé ont à dire.
  • Diminuer la coercition et favoriser l’intervention conséquente.
  • Mettre en place un processus d’autoguérison.
  • Connaître et pratiquer des techniques d’intervention auprès de l’intimidateur et de l’intimidé.
  • Favoriser l’autoévaluation chez l’intimidateur et l’intimidé.
  • Enseigner de façon explicite les comportements attendus chez l’intimidateur et l’intimidé.

Pour réserver les services de Francine Bélair, cliquez-ici!

28Nov 2014

Deux décennies se sont écoulées déjà… Ou presque.

Depuis 1996, la Théorie du ChoixMD m’accompagne partout, autant dans ma carrière professionnelle, en tant que psychologue auprès des enfants, des adolescents et des familles, que dans les méandres de ma vie personnelle. Toutefois, cette approche n’aurait jamais eu autant d’impact, ici au Québec, sans l’écriture et la voix de Francine Bélair. Excellente conférencière et auteure, Madame Bélair a toujours su comment rendre la théorie accessible, utile et pertinente pour tous les professionnels, peu importes son contexte d’intervention et son rôle auprès du client; en plus de nous faire rire et réfléchir sur la qualité de notre lien!

Je l’ai rencontrée la première fois alors que je travaillais auprès de familles en très grande difficulté dans un centre communautaire du quartier Hochelaga Maisonneuve à Montréal. Étant d’orientation systémique et cognitivo-comportementale, la théorie du choix est venue plus d’une fois enrichir mon intervention et ouvrir la voie à la résolution de multiples situations d’impasses relationnelles auprès d’enfants présentant des problématiques diverses autant au niveau de la santé mentale qu’au niveau social. La Théorie du ChoixMD m’a permis ainsi de percevoir le comportement de l’enfant comme sa meilleure tentative pour satisfaire ses besoins en très grande souffrance (se sentir compétent, aimé, libre, en sécurité, avoir du plaisir). Étant un être en devenir et malgré, dans de nombreux cas, ses fragilités neuropsychologiques (déficit d’attention, impulsivité, régulation émotionnelle, rigidité cognitive…), l’enfant peut apprendre à mieux répondre à ses besoins d’une façon plus efficiente, réaliste, satisfaisante et responsable avec le soutien de sa famille et de son école. Mais encore faut-il que l’enfant et la famille s’engagent pleinement dans ce processus.

Trop souvent, nous appliquons des « recettes d’intervention » et nous oublions ou omettons d’y rattacher l’essentiel : nous sommes tous uniques dans notre façon de nous représenter la satisfaction de nos besoins, dans la façon de nous représenter notre Monde-Qualité. La trajectoire développementale particulière de chaque enfant au sein de sa famille et de sa communauté amène nécessairement certains enfants à valoriser une façon d’agir et de penser pour satisfaire ses besoins en souffrance, une façon unique pour éviter la détresse, pour la fuir, pour la geler, pour la combattre ou pour la résoudre. Avec la théorie du choix, il est possible de soutenir la famille et l’enfant à prendre en main leur devenir par un processus d’autoévaluation; un processus qui se doit d’être fait avec patience et un profond respect; car choisir c’est aussi renoncer à ce que l’on n’a pas choisi. Et ça aussi nous l’oublions trop souvent : dans notre hâte de vouloir « changer la famille » ou de faire « disparaître le comportement nuisible de l’enfant », nous ne prenons plus en considération la perte psychologique perçue par l’enfant ou/et la famille qui lutte avec son propre changement.

En ce sens, la Théorie du ChoixMD imaginée et crée par le Dr William Glasser en 1965 et reconnue en 2008 par l’Association Européenne de Psychothérapie s’inscrit très bien dans le mouvement plus général de ce qu’on nomme actuellement la 3e vague des thérapies cognitives et comportementales (thérapie d’acceptation et d’engagement, la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience…). L’idée au cœur de ce mouvement est, entre autres, d’amener l’enfant et la famille à changer de perspective quant à leurs souffrances en s’engageant vers des comportements qu’ils souhaitent et valorisent.

Chère Francine, amie et collègue, mille mercis!

Natalie Diotte, psychologue